Librairie Publico,
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Changer le monde, voilà qui apparait comme une évidente nécessité. Mais une fois passé le stade du constat, une myriade de questions s’invite dans le débat. Quel visage doit prendre le changement ?

Évolution, réforme, ou bien évolution ? Où initier le changement : partout en même temps, ou ici et là, sur un temps long ? Faut-il admettre le dogme marxiste de l’État ouvrier
seul à même de garantir une transition vers une société sans classe et sans État, ou bien brûler cette étape en s’orientant vers le fédéralisme libertaire ? Et si l’échelon local est le mieux à même de redonner aux populations la capacité politique dont elles sont privées, faut-il opter pour un municipalisme qui consacre la commune comme un État en miniature, au risque de susciter d’amères désillusions, ou bien choisir la rupture ?

Autant le dire : ce livre prend délibérément le parti de la rupture, et propose une alternative, celle de la Fédération communaliste de base. Mieux, cette prise de position est le fruit non seulement d’une réflexion approfondie sur les origines et les échecs historiques du mouvement communaliste, sur les formidables potentialités d’émancipation qui sont encore les siennes, mais encore sur la conviction que le marxisme, avec sa conception d’une humanité déterminée seulement par l’histoire, est dans l’impasse.

Le changement passe par une politique libertaire de l’espace social. C’est
ce que Philippe Pelletier démontre ici avec l’érudition et le pouvoir de conviction qu’on lui connait.