C’est un fait, l’espèce humaine est capable du meilleur comme du pire. Du meilleur via les progrès de la médecine, la construction de ponts, d’écoles, d’hôpitaux…, de formidables élans de solidarité comme de luttes en faveur de la liberté, de l’égalité, de la paix. Du pire via les guerres, les génocides, l’esclavage, le colonialisme, le racisme, le sexisme, les divisions sociales émanant de l’exploitation et de l’oppression de l’être humain par l’être humain, l’impensable totalitaire de certaines conceptions de la révolution, et, cerise sur le gâteau, la course au suicide consécutive à la destruction des conditions mêmes de la vie sur cette planète.
Ce livre est de ceux qui « causent normal ». Simple. Il appelle un chat un chat. Il ne tourne pas la cuillère autour du pot. Il n’oppose pas l’individu au collectif, ni le collectif à l’individu. Parce que les deux sont liés. Il aborde tous les sujets. Ceux concernant la vie de tous les jours, comme ceux concernant la vie politique, économique, sociale, culturelle… Et ce, sans jugement à l’emporte-pièce. Sans prêt à penser pour solution miracle manichéenne. Et sans mettre sous le tapis les responsabilités individuelles dans les problématiques politiques, économiques et sociales. À sa manière c’est un remake des dialogues de Platon et Socrate.