Critique d’un opium du peuple
La saturation de l’espace public par les diverses compétitions sportives atteint aujourd’hui des proportions démesurées.
Contenu narratif dominant, souvent exclusif même, des grands médias et des chaînes de télévision, des commérages journalistiques, des conversations quotidiennes dans les buvettes et les lieux de travail, le spectacle sportif fonctionne comme une propagande insidieuse dont l’effet, y compris parmi les stars du cinéma et du show-biz, est l’abrutissement collectif, la régression intellectuelle et pour finir l’infantilisation des « foules solitaires ».
Sommaire :
- Résister à la colonisation sportive
- Sociologie politique du sport. Ce n’est qu’un début...
- L’idéologie sportive française. Abrutissement, servilité, cynisme et infantilisme
- Football, la lobotomisation des esprits. Les chiens de garde (non muselés) du ballon rond
- La psychologie de masse du sport. Emprise ou émancipation ?
- Les débordements dans le sport. Emprise mentale et agressions sexuelles
- JO de Paris : société du spectacle olympique et mascarade médiatique. Analyse institutionnelle d’un happening de masse
- Georges Vigarello, un poseur haut perché
- À propos d’une prétendue « neutralité du sport ». Réponse à Madame Nathalie Heinich
Jean-Marie Brohm est sociologue, professeur émérite des Universités, directeur de publication de la revue Prétentaine et membre de l’Association Internationale Interactions de la Psychanalyse (A2IP). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages fondateurs de la Théorie critique du sport et de l’olympisme.