Critique de l’imposture Heidegger
Dans une période dominée par l’affaiblissement des démocraties parlementaires et de l’État de droit consécutif à l’hégémonie croissante des régimes illibéraux, dictatoriaux, totalitaires et à la résurgence en Europe de partis politiques ouvertement fascistes, il n’est pas inutile de rappeler les effets désastreux des pensées idolâtres, des pensées asservies, des pensées totalitaires qui ont proliféré sous le stalinisme, le nazisme, le pétainisme, le maoïsme, le franquisme, et plus récemment l’islamisme et le djihadisme.
Et de se souvenir que partout la pensée est menacée par des régimes qui musèlent la libre expression par la répression policière et de lourdes peines d’emprisonnement, mais aussi par des groupements idéologiques fanatisés par le racialisme, l’indigénisme, le décolonialisme et l’antisémitisme viscéral.
C’est dans ce contexte que la critique détaillée de la Sprache heideggérienne a voulu rendre hommage aux analyses pertinentes des philosophes qui ont radicalement mis en cause la logomachie de Heidegger et son adhésion « existentiale » au national-socialisme.
Sommaire :
- 1- Argument : Ce que penser veut dire
- 2- Liberté de penser et esprit de liberté
- 3- Penser la pensée. Contre l’asservissement de la pensée et la pensée idolâtre
- 4- Heidegger, faussaire de l’être et fossoyeur de la philosophie. Un mensonge historique : la Sprache nationale-socialiste de Heidegger
Jean-Marie Brohm est sociologue, professeur émérite des Universités, directeur de publication de la revue Prétentaine et membre de l’Association Internationale Interactions de la Psychanalyse (A2IP).