Depuis Spartacus, et à l’évidence depuis toujours, des êtres humains se sont levés et révoltés contre les intolérables de leur époque. Au nom de la liberté et de l’égalité. À leur manière, datée, que d’aucuns, éternels météorologues du temps qu’il a fait hier, osent juger à l’aune de leur insignifiance signifiée.
Bref, depuis la nuit des temps, l’humanité patauge dans la merde de l’exploitation et de l’oppression de l’être humain par l’être humain. Et rares sont ceux et celles qui ont osé dire non à cela, et, encore plus rares à avoir osé proposer des alternatives à cet intolérable. D’où ce vieux débat entre réforme ou révolution. À savoir, choisir entre s’attaquer aux causes ou aux effets d’une logique politique, économique et sociale.
Sauf que le capitalisme (privé ou d’État) en est arrivé à remettre en question les conditions même de la vie humaine sur cette planète, et que c’est peu dire que nous sommes en état d’urgence. Mais que faire qui n’a pas déjà été (même mal) essayé ?
Ce livre a peu de chance de vous plaire. Pas de solutions miracles, pas de sauveur suprême. Pour autant, il ne juge pas. Il se contente de cet humour souvent qualifié de « politesse du désespoir ».
Sauf que dans « Larmes au poing », il y a « Larmes ». Mais il y a également « Poing ». Comprenne qui voudra !