L’essai de Günther Anders, écrit dans la période de l’après-guerre, de la course au nucléaire et du climat de la Guerre froide, offre néanmoins une pensée encore d’une grande actualité, si l’on songe au contexte géopolitique international.
Le Temps de la fin, souligne ce qu’implique pour les citoyens du monde, le fait d’être « définitivement dans le temps de la fin ». Les guerres mondiales, la Shoah, la menace nucléaire, le pouvoir des médias témoignent du déséquilibre entre la capacité d’inventer qui caractérise l’homme et son incapacité à seulement se représenter les conséquences de ses productions.
Les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki infléchiront la pensée de Günther Anders de manière décisive. Sa réflexion portera désormais sur l’enjeu planétaire de toute politique. La « catastrophe » étant l’horizon indépassable de notre histoire.
Günther Anders (Günther Stern) est né le 12 juillet 1902 à Breslau, actuellement Wrocław, en (Pologne). Il est le deuxième enfant des psychologues William et Clara Stern et mort le 17 décembre 1992 à Vienne. Penseur et essayiste allemand, Günther Anders a régulièrement récusé la désignation de philosophe.
Il est connu pour être un critique de la technologie important et un auteur pionnier du mouvement antinucléaire. Le principal sujet de ses écrits est la destruction de l’humanité.