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Itinéraire d’un anarchiste primitiviste

Pour la plupart des révolutionnaires sociaux, la révolution se résume à mettre bas l’intolérable du moment. La reconstruction d’un monde nouveau de liberté, d’égalité, d’entraide est repoussée aux lendemains du « grand soir », qui sont souvent fort blêmes.

Pour certains, cependant, tout en restant présents dans les luttes sociales, il semble indispensable de ne pas attendre pour, d’ores et déjà, expérimenter l’avenir. Les coopératives ouvrières de production et de consommation, les bibliothèques et les cours de toutes sortes dans les bourses du travail, les écoles libertaires laïques, les milieux libres et autres communautés agricoles férues de retours à la terre, de végétarisme, de naturisme… sont de ceux-là.

L’histoire du mouvement anarchiste est jalonnée de ces alternatives en actes, principalement au début du XXe siècle. Ce livre nous conte l’histoire d’un de ses acteurs.

Jean Labat est né le 28 février 1882 dans le Béarn. Parents cultivateurs. Émigré à Paris, il fréquente les groupes anarchistes. Il milite au sein de la Fédération communiste anarchiste et se retrouve gérant du mensuel « Le réveil anarchiste ouvrier » qui fait montre d’une intense activité antimilitariste. Ce qui vaut à Jean d’être condamné à cinq mois de prison en 1913. En 1919, il rejoint la colonie naturiste et végétalienne de Bascon (1911-1951) dans l’Aisne. Il s’y fera assassiner par le frère de sa compagne en 1938.

Cheveux longs, barbe en broussaille, aspect dépenaillé, pieds nus… il a tout d’un hippie avant l’heure. Mais sa philosophie de vie ne l’empêche pas de rester un militant de la « base », à l’instar de la plupart des anarchistes.

On l’aura compris, par-delà le portrait d’un « sans grade » et de sa vie dans un « milieu libre », c’est toute une partie de notre histoire et de celle de ceux qui cherchent à vivre la révolution sociale au présent que ce livre relate.

Et c’est passionnant, d’autant plus que ce n’est pas un panégyrique. Juste quelques traces d’êtres, au royaume de bâtisses d’ombre !