L’Insubordination ouvrière dans les années 68.

Essai d’histoire politique des usines
mercredi 12 décembre 2007
par  ps
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La mémoire de 68 a largement valorisé le
mouvement étudiant. Pourtant 68 constitue
également le plus puissant mouvement de
grèves ouvrières que la France a connu, et qui
ouvre ensuite une phase décennale de
contestation dans les usines. C’est cette
séquence d’insubordination ouvrières que
Xavier Vigna retrace. Ce livre analyse d’abord
l’événement que constituent les grèves de mai juin
68, bien au-delà de la seule scène
parisienne souvent réduite à la « forteresse de
Billancourt », et en montre le caractère
inaugural. Dès lors, l’insubordination perdure
et se traduit par de multiples illégalités. La
parole ouvrière qui la nourrit conteste
l’ensemble de l’organisation du travail. Relayée selon des modalités
complexes par les organisations syndicales et les groupes d’extrème gauche,
cette insubordination échoue pourtant face à la crise économique.


PUR, 380 pages, 22 euros