Pour l’anarcho-syndicalisme. Contre toutes les dominations

Guillaume Goutte
jeudi 16 juin 2016
par  Auteur
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Quel que soit le parti politique au pouvoir, l’État ne servira jamais que les intérêts des classes possédantes et dirigeantes, au détriment de ceux du prolétariat, victime d’une exploitation aux formes multiples, tantôt perverses tantôt décomplexées, toujours violentes.
Salariés, travailleurs précaires, chômeurs, nous n’avons que trop confié notre avenir et nos aspirations à ceux qui nous exploitent et nous soumettent. Aujourd’hui, face à l’ampleur de l’offensive antisociale et sécuritaire, face au retour des idéologies réactionnaires qui viennent renforcer les dominations racistes, sexistes, sexuelles et culturelles, il est urgent de reprendre goût à la lutte, à la grève, de redescendre dans nos rues et de nous réapproprier ces espaces populaires de combat et de solidarité que devraient être les syndicats.
À la fois pratique et projet de société, l’anarcho-syndicalisme, bien que né à la fin du xixe siècle, reste le moyen le plus indiqué, pourvu qu’on s’efforce de le (re)penser en phase avec les réalités actuelles, pour en finir avec toutes les dominations.
L’enjeu, pour nous tous et toutes, n’est pas seulement défensif : il s’agit surtout, à terme, de reconquérir le temps de vivre.

Guillaume Goutte passe beaucoup de temps en montagne. Mais de retour au plat paysage bétonné de la ville, rattrapé par le fléau des rapports de production, il exerce, bon gré mal gré, le métier de correcteur. Il milite au groupe Salvador-Seguí de la Fédération anarchiste et à la CGT, avec l’espoir de voir un jour un monde libéré de l’exploitation et de l’autorité. De cet engagement militant, il tire ces quelques réflexions.


Pour l’anarcho-syndicalisme. Contre toutes les dominations
Guillaume Goutte, Nada, 108 pages, 8 euros